Bio


imagebioAu Québec, le hip-hop est l’une des scènes musicales les moins bien comprises du grand public; en grande partie dû à l’exploitation sournoise de certains thèmes à connotation négative par les médias et les grosses corporations. Rares sont donc les artistes québécois qui ont su demeurer intègre aux racines de ce mouvement, tout en acceptant de partager avec les auditeurs leur propre cheminement identitaire.

L’une des figures emblématiques du paysage hip-hop au Québec, Monk.e a indéniablement hérité d’un don, tant au niveau de la prose que de la peinture urbaine. Depuis ses débuts dans le monde du graffiti et de la musique avec le collectif K6A, Monk.e a su imposer sa vision artistique et ce, indépendamment des impératifs de l’industrie. Son premier album intitulé Remédium/leur Médium (2005) s’inscrivait dans la tradition backpacker , autant par la nature des sujets abordés que par les fonds musicaux sur lesquels étaient crachés les textes. Perpétuel nomade, il multiplie les collaborations musicales à l’international de même que les amitiés outre-mer entre 2003 et 2007. Le fruit de ses voyages s’écoute à travers les albums Amérythmes (2007), Tour de France (2008) et InCUBAtion (2011).

Son deuxième projet solo représente un véritable tournant pour l’artiste, tant au niveau du style que dans la portée des mots. Entre Mektoub et Autodestruction (2008) se révèle davantage comme une odyssée spirituelle entre l’homme et sa destinée, l’homme et son Créateur. Manifestement plus introspectif, l’ambiance musicale diversifiée de l’album, concoctée par certains des meilleurs producteurs hip-hop de la métropole, contient bien la profondeur des textes.

Alors que le Québec a récemment vécu son printemps érable, Monk.e devait immanquablement refaire surface dans le paysage musical. Le récent maxi Mektoub Revisité (2012) offre aux auditeurs un léger aperçu de la chimie entre l’artiste et KenLo (Alaclair Ensemble). Ce EP, en téléchargement gratuit, est un prélude à leur projet commun intitulé Le Destin et Beyond, disponible depuis le 18 octobre (2012).

Au-delà des sonorités hip-hop qui ont successivement été la saveur du mois, Monk.e possède une aisance déconcertante à peindre des émotions, que ce soit sur des rimes bien ficelées ou sur des murs et des beats de bétons.

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